Pourquoi je peins la mémoire et l’émotion, Il y a des questions qu’on me pose souvent. « Pourquoi ces visages ? » « Pourquoi ces animaux, ces paysages superposés ? » « Qu’est-ce que tu veux dire exactement ? »
La vérité, c’est que je ne cherche pas à dire quelque chose. Je cherche à faire ressentir.
Mes toiles ne sont pas des messages codés à déchiffrer. Ce sont des espaces émotionnels — des fragments de mémoire que je dépose sur la toile pour qu’ils puissent résonner avec ceux qui les regardent.
Aujourd’hui, je veux vous emmener dans les coulisses. Pas la technique — ça, j’en parle ailleurs. Non, je veux vous parler de ce qui se passe avant le premier coup de pinceau. De ce qui me pousse à créer. De pourquoi la mémoire et l’émotion sont devenues ma matière première.
L’Art Comme Première Langue
Enfant, j’étais solitaire. Pas malheureux — juste silencieux. Le genre d’enfant qui observe plus qu’il ne parle, qui absorbe le monde sans savoir comment le restituer en mots.
Alors j’ai dessiné. Puis j’ai peint. L’art est devenu ma première langue.
Ce n’était pas un choix conscient. C’était une nécessité. Comme respirer. Comme manger. Créer était la seule façon que j’avais de transformer ce que je ressentais en quelque chose de visible.
Des années plus tard, après un parcours qui m’a éloigné des pinceaux, une crise existentielle m’a ramené à cette vérité première : créer est vital pour moi. Pas un hobby. Pas une option. Une nécessité absolue.
« L’art n’est pas ce que je fais. C’est ce que je suis. »
Pourquoi la Mémoire ?
La mémoire n’est jamais fidèle. Elle déforme, elle embellit, elle oublie des pans entiers pour en magnifier d’autres. C’est exactement pour ça qu’elle me fascine.
Quand je peins un paysage africain, je ne peins pas une photographie. Ces baobabs, ces savanes, ces couleurs ocre et turquoise — je les connais à travers les récits mes voyages . À travers les photos de famille. À travers une mémoire transmise, héritée, rêvée.
C’est ça qui m’intéresse : cette mémoire qui n’est pas tout à fait la mienne, mais qui m’habite quand même. Ces images que je n’ai jamais vues en vrai mais qui sont gravées quelque part en moi.
Mes toiles sont des mémoires réinventées. Pas des souvenirs — des reconstructions. Des assemblages de fragments épars qui, ensemble, créent quelque chose de nouveau.
« Mémoire d’Horizon », par exemple, parle de ça. de voyages et de decouvertes. C’est tous les horizons que jai deja vu , qui mont marqué et inspiré que je porte en moi depuis. L’horizon de ma mère. De mon père. De mes grands-parents. Superposés, fusionnés, transformés en une seule image.
Pourquoi l’Émotion ?
Si la mémoire est la matière, l’émotion est le souffle.
Je ne commence jamais une toile avec une idée précise. Je commence avec un état. Une sensation diffuse. Quelque chose qui demande à sortir mais qui n’a pas encore de forme.
Parfois c’est une nostalgie douce. Parfois une inquiétude sourde. Parfois une joie tranquille. Je ne cherche pas à nommer cette émotion — je cherche à la laisser guider ma main.
C’est pour ça que mes portraits intègrent des éléments naturels. Un océan dans un visage. Une savane dans un regard. Un animal qui surgit de nulle part. Ces éléments ne sont pas décoratifs. Ce sont des extensions de l’émotion.
Une tortue marine, c’est la lenteur, la sagesse, le voyage silencieux. Un lion, c’est la force intérieure qui gronde. Un baobab, c’est l’ancrage, les racines, ce qui reste quand tout le reste s’effondre.
Je ne peins pas des animaux. Je peins des états d’âme.
Le Silence Avant la Toile
Mon processus créatif commence toujours par le silence.
Pas le silence comme absence de bruit. Le silence comme espace intérieur. Un moment où je me coupe du monde extérieur pour écouter ce qui se passe dedans.
C’est dans ce silence que les images viennent. Pas d’un coup — par fragments. Un visage aperçu dans la rue. Une couleur vue dans un rêve. Un motif de tissu traditionnel. Un souvenir d’enfance. Tout se mélange, se superpose, dialogue.
Ensuite seulement, je prends mes pinceaux.
Ma méthode repose sur la superposition. Je travaille la peinture à l’huile sur toile de lin en couches successives. Chaque couche porte une histoire, une émotion, un fragment de vision. Les textures créent du relief. Les médiums apportent des jeux de transparence. L’huile unifie et sublime l’ensemble.
Pour en savoir plus sur ma technique et mon univers, vous pouvez explorer ma page sur mon univers artistique entre mémoire et émotion.
Ce Que J’absorbe, Je Le Restitue
Il y a une phrase qui me définit bien :
« J’absorbe le monde et le restitue en couleurs. »
Je suis un filtre sensible. Tout ce que je vis, tout ce que je vois, tout ce que je ressens — ça traverse ma peinture.
Un regard croisé dans le métro parisien. Une lumière particulière en fin de journée. Une conversation avec ma mère sur son enfance. Un documentaire sur la migration des oiseaux. Tout ça s’accumule, se mélange, fermente quelque part en moi.
Et un jour, ça ressort. Sur la toile. Transformé en quelque chose qui n’existait pas avant.
Je ne copie pas le réel. Je le digère et je le réinvente.
Pour Qui Je Peins ?
Cette question, je me la suis longtemps posée.
La réponse honnête : je peins d’abord pour moi. Parce que j’en ai besoin. Parce que c’est ma façon de rester sain, de transformer le chaos intérieur en quelque chose d’ordonné et de beau.
Mais quelque chose de magique se passe quand quelqu’un regarde une de mes œuvres et me dit : « Je ne sais pas pourquoi, mais ça me touche. »
C’est là que l’art prend tout son sens. L’émotion que j’ai déposée sur la toile trouve un écho chez quelqu’un d’autre. Ma mémoire personnelle devient universelle. Mon silence intérieur parle à un autre silence.
C’est pour ça que je continue. Pas pour la reconnaissance. Pas pour l’argent. Pour ces moments de connexion silencieuse entre ma toile et un regard.
Ce Que Je Veux Que Vous Ressentiez
Quand vous regardez une de mes œuvres, je ne veux pas que vous vous demandiez « qu’est-ce que c’est ? »
Je veux que vous vous demandiez : « qu’est-ce que ça me fait ressentir ? »
Peut-être que vous verrez autre chose que ce que j’ai voulu y mettre. Peut-être que mes mémoires évoqueront les vôtres. Peut-être que mes émotions feront remonter des émotions que vous aviez oubliées.
C’est exactement ce que je souhaite.
Mes toiles ne sont pas des énigmes à résoudre. Ce sont des miroirs émotionnels. Ce que vous y voyez parle autant de vous que de moi.


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En Résumé
Pourquoi je peins la mémoire et l’émotion ?
Parce que c’est tout ce que j’ai. Des fragments de souvenirs hérités. Des sensations qui demandent à prendre forme. Un besoin viscéral de transformer l’invisible en visible.
Chaque toile est un acte de reconstruction.
_ Je prends des morceaux épars
— de ma vie, de ma culture, de mes rêves
— et j’en fais quelque chose de nouveau.
Quelque chose qui, je l’espère, résonnera avec vous aussi.
Merci de m’avoir lu jusqu’ici. Et si vous voulez aller plus loin, découvrez mon univers artistique complet ou explorez directement les œuvres disponibles en édition limitée.
— Abdoul, ArtByABD






Encore tout mon respect pour le travail et le souci du détail sur cette œuvre.
Je vous informe que j’ai bien réceptionné le colis et je vous remercie pour la beauté de votre travail.
C’est la quatrième toile que je prends chez Abdoul. C’est un plaisir de découvrir ses travaux et de donner du cachet à mon salon.
Ce tableau est magnifique et très précis dans les détails. Je suis vraiment tombée amoureuse de ce tableau et mes enfants sont aussi ravis de ce tableau dans notre intérieur. Il détaille à merveille des éléments de vie en Afrique. J’aime beaucoup ce tableau. Merci pour ce petit bijou
Waouh