Pour me sentir être.
Mon parcours n'a pas commencé dans une école d'art. J'ai exploré d'autres voies, emprunté d'autres chemins. Sur le papier, ça ressemblait à une vie normale. Une carrière qui se construisait. Mais à l'intérieur, il y avait ce vide. Cette sensation d'être spectateur de ma propre existence. De jouer un rôle écrit par quelqu'un d'autre.
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Puis un jour, j'ai compris. L'art n'était pas une option. C'était un retour. Un retour à cet enfant solitaire qui dessinait pendant des heures, qui transformait ses rêves en images, qui n'avait besoin de personne parce qu'il avait ses pinceaux, ses couleurs, son monde intérieur infini.
Cet enfant n'avait jamais disparu. Il criait. Depuis des années. Revenir à l'art, c'était revenir à moi-même. Totalement. Radicalement. Sans compromis.
Ma vision artistique se construit sur deux piliers fondateurs — deux héritages qui ont façonné ma façon de voir et de créer.
Dès l'enfance, les grands maîtres anciens m'ont fasciné — pas seulement par leur beauté, mais par leur intentionnalité absolue. Chaque bougie posée sur une table. Chaque miroir au fond d'une pièce. Chaque drapé, chaque ombre, chaque reflet. Rien n'était là par hasard. Chaque élément portait un sens, racontait une histoire, tissait une narration silencieuse mais totale. Cette conviction — que l'art est un langage où chaque signe compte, où rien n'est gratuit — est gravée dans mon ADN artistique.
Le second pilier vient de mes racines. La culture africaine avec ses récits millénaires. Ses symboles qui traversent les siècles. Sa richesse historique foisonnante, vivante, vibrante. Les histoires transmises de génération en génération. Les masques qui ne sont pas des objets mais des portails. Les tissus dont chaque motif est une parole. Mes voyages. Mes souvenirs. Mon identité composite. Cette mémoire collective qui pulse dans mes veines. Cette culture ne décore pas mes toiles. Elle les structure. Elle est leur ossature invisible.
Mes portraits deviennent des territoires où se superposent culture et histoire personnelle, passé et présent, visible et invisible. Le visage n'est plus une surface. Il devient paysage.
— ABDJ'ai fondu ces deux univers pour forger ma propre langue. Comme les maîtres anciens, je compose avec rigueur narrative : chaque visage intégré, chaque paysage, chaque symbole a sa raison d'être, porte un fragment de sens précis. Mais contrairement à eux, je ne raconte pas une scène. Je raconte des identités entières. Des mémoires vivantes. Des continents intérieurs.
Chaque œuvre intègre la mémoire intérieure de son personnage. Son identité stratifiée. Les rêves qui l'habitent, les terres qui l'ont façonné, les ancêtres dont il porte l'héritage silencieux. C'est ma signature. Faire d'un visage un monde.
Le processus
atelier
La matière comme langue
Je travaille la peinture à l'huile sur toile de lin par superpositions successives. Couche après couche. Strate après strate. Chaque passage est un fragment de temps, de mémoire, d'émotion qui se dépose.
J'intègre des médiums pour créer des transparences — ces zones où l'on devine plutôt qu'on ne voit, où la lumière filtre à travers les époques. Des pâtes de texture pour le relief, la matérialité, cette présence physique qui fait qu'une toile n'est pas qu'une image mais un objet vivant.
Le processus est long. Je construis mes toiles comme on construit une identité — fragment par fragment, jusqu'à ce que le chaos devienne harmonie.
Mon ambition n'est pas de décorer des murs. Elle est de créer des présences. De donner une âme aux toiles. De faire en sorte que l'on puisse y ressentir des vies entières — leurs joies enfouies, leurs douleurs tues, leurs espoirs tenaces.
Je veux que le spectateur se projette dans ces histoires. Qu'il reconnaisse quelque chose d'universel dans ce qui semble au départ si singulier. Qu'il découvre, en regardant ce visage-paysage, qu'il regarde aussi le sien.
Car au fond, nous sommes tous des territoires composites. Des superpositions de cultures, d'expériences, de mémoires héritées. Des palimpsestes vivants où s'écrivent et se réécrivent nos identités mouvantes. Mes toiles ne font que rendre visible ce qui est déjà là, en vous, en moi, en nous.
Le visage devient paysage.
Le paysage devient mémoire.
La mémoire devient présent.
Et le présent, enfin, devient vie.
— Abdoul, Paris
ARTBYABD — Artiste peintre contemporain basé à Paris
Abdoul est un artiste peintre basé à Paris, fondateur de la marque ArtByABD. Sa pratique repose sur la peinture à l'huile sur toile de lin par superpositions multicouches — une technique longue, exigeante, qui permet de construire des œuvres à la fois sensibles et matériellement présentes. Ses thèmes de prédilection — identité, mémoire, transmission — se déploient dans des portraits où le visage devient paysage intérieur.
ARTBYABD propose ses créations sous deux formes : des originaux uniques accompagnés d'un certificat d'authenticité, et des éditions limitées tirages d'art signés et numérotés sur papier musée fine art, toile ou Dibond aluminium. Ses œuvres limitées pour collectionneurs sont produites en séries strictement limitées — une fois sold out, jamais rééditées.






Encore tout mon respect pour le travail et le souci du détail sur cette œuvre.
Je vous informe que j’ai bien réceptionné le colis et je vous remercie pour la beauté de votre travail.
C’est la quatrième toile que je prends chez Abdoul. C’est un plaisir de découvrir ses travaux et de donner du cachet à mon salon.
Ce tableau est magnifique et très précis dans les détails. Je suis vraiment tombée amoureuse de ce tableau et mes enfants sont aussi ravis de ce tableau dans notre intérieur. Il détaille à merveille des éléments de vie en Afrique. J’aime beaucoup ce tableau. Merci pour ce petit bijou
Waouh